La biophilie, l’attraction innée de l’Homme pour la nature. Le design biophilique a souvent été considéré comme un luxe par les propriétaires immobiliers. Ils souhaitent en effet le meilleur environnement de travail pour leurs employés montrant ainsi leurs efforts écoresponsables. En réalité, l’amélioration du bien-être communautaire à travers la biophilie peut avoir un impact sur la productivité et le résultat net.

Les travaux d’une équipe de l’Université de Melbourne, en Australie. Ont révélé qu’une vue de 40 secondes sur un toit végétalisé au lieu d’un toit en goudron ou en gravier était suffisante pour restaurer la concentration.

Nous avons aussi appris comment des expériences avec la nature peuvent amener le cerveau à se prémunir contre les stimuli gênants. L’équipe de recherche psycho-acoustique de l’Institut Fraunhofer (La Fraunhofer-Gesellschaft est un institut allemand spécialisé dans la recherche en sciences appliquées) a conduit des expériences pour trouver la meilleure stratégie de masquage sonore dans un bureau en open-space. Elle a constaté que, si les sons de la nature peuvent augmenter les décibels dans un espace. L’être humain perçoit cet environnement comme étant plus calme parce qu’il a tendance à se concentrer sur les sons naturels et à écarter les autres bruits.

LES AVANTAGES ÉCONOMIQUES DE LA BIOPHILIE DANS LES SECTEURS DE LA SOCIÉTÉ

De nos jours, de nombreux secteurs industriels bénéficient des avantages de la conception biophilique. En examinant l’un de ces secteurs – l’équipement des lieux de travail – ses effets ont un impact direct sur la rentabilité.

Selon le Ministère du Travail américain. 10% des absences des employés peuvent être attribuées à une architecture sans lien avec la nature.

Le potentiel de la conception des bâtiments est mis en évidence par l’étude récente d’un immeuble de bureaux administratifs à l’université d’Oregon. Ce bâtiment est un laboratoire efficace pour tester la biophilie. 30 % des bureaux surplombent des arbres et un paysage entretenu au nord et à l’ouest. 31 % donnent sur une rue, un bâtiment et un parking au sud et à l’est. Et 39 % des bureaux sont situés à l’intérieur du bâtiment, sans vis-à-vis avec l’extérieur. Les occupants de cet immeuble sont des employés administratifs de diverses catégories.

Une large majorité répond qu’elle préfère une vue donnant sur la nature plutôt que sur la ville. Et qu’elle préfère une vue quelconque à des bureaux aveugles (sans fenêtres). Les chercheurs ont constaté que ces préférences n’ont pas simplement fait augmenter ou baisser le moral des travailleurs.

Ceux des employés qui avaient vue sur les arbres et les paysages (nord et ouest). N’ont pris en moyenne que 57 heures de congé maladie. Contre 68 heures pour ceux travaillant dans les bureaux aveugles. L’écart des 10 % de la variation de jours pris pour congé maladie est dû aux éléments architecturaux. L’étude a révélé aussi que la qualité de vue depuis un bureau était le premier indicateur d’absentéisme. Des aménagements comme les toits végétalisés peuvent constituer d’excellentes vues sur la nature, même dans des milieux urbains ou commerciaux.

Les chercheurs arrivent ainsi à la conclusion que, en générale, la qualité de vue dont bénéficient les employés affecte significativement leur comportement au travail ?